Jeudi 09 Septembre 2010
St Alain

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Canal maritime de la Basse-Loire
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La Roche-Cordemais
Machinerie des Champs Neufs

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Construction du canal

 

Les travaux débutèrent en 1882. La construction est due à MM. JOLY et LEFORT, ingénieurs en chef, et MM. RIGAUX, CHARRON et BABIN, ingénieurs ordinaires.

 

La construction du canal a employé jusqu'à plus de 1 000 ouvriers (français et étrangers) se répartissant en deux catégories :
les ouvriers qualifiés représentant à peine le quart de l'effectif global sont souvent d'origine étrangère (italiens, hollandais et belges) comme habituellement pour ce genre de réalisation, et ils travaillent surtout dans les caissons étanches nécessaires à la réalisation des fondations des écluses.
les manœuvres (population locale et un fort contingent de Bretons) qui composent la majorité des effectifs sont eux, employés aux travaux de terrassement et dans les carrières.

 

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Pendant la durée du chantier, les conditions de travail furent très éprouvantes. L'absence d'eau potable, la malaria en été, la pluie et la boue en hiver y étaient le lot commun. Les tempêtes en Loire inondèrent par deux fois la totalité des chantiers et y provoquèrent de très importants dégâts. Le séjour de plus de mille ouvriers, pendant dix années, dans des villages non préparés à cet afflux de population, posa de très graves problèmes d'hygiène et de relation inter-communautaires.
Les accidents du travail parfois mortels et les maladies (environ 50 décès en 10 ans), les rixes, les grèves, les beuveries, les coups et les injures, furent ici des événements banals.

 

Les pierres des digues furent taillées dans la roche venant des carrières de la Corderie au Pellerin et de l'Andouillé à Frossay.

 

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Caractéristiques

 

L'origine est à la Martinière, à deux kilomètres et demi en aval du Pellerin, et il débouche dans la Loire au Carnet (Frossay), à 7 kilomètres à l'amont de Paimbœuf. Sa longueur est de 15 064 mètres ; sa largeur au plan d'eau de 55 mètres ; sa profondeur minimum est de 6 mètres.

 

Le tirant d'eau maximum était limité à 5,40 m pendant les marées de morte eau (5,80 m en temps normal). Il offrait un mouillage de 6 m et permit un développement rapide du port de Nantes qui était de 350 000 tonnes en 1886 et passa le cap du million de tonnes en 1900.

 

Il y a deux grandes écluses à sas : une à l'entrée, l'autre à la sortie. Chacune, de 18 mètres d'ouverture et de 169 mètres de longueur totale, possède un sas intérieur de 100 mètres par 40 mètres.

 

Des peupliers ont été plantés sur deux rangées sur la rive nord du canal. Ils ont été coupés par les prisonniers allemands en 1916 pour construire des abris sur le front contre les bombardements.

Une écluse de petite navigation est située aux Champs-Neufs, vers le milieu du canal ; son ouverture est de 5 mètres 20.

 
Le canal de la Martinière est alimenté par le canal de Buzay, qui fait suite à l'Acheneau.


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