Jeudi 09 Septembre 2010
St Alain

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C'est nous que j'sommes, les gâs de Frossay !


Ce chant traditionnel local a été interprété par la chorale de Frossay sous la direction de Michel Chauvin, organiste de la paroisse de Frossay. Cette chanson attribuée à l'abbé Georges Guillou, a été enregistrée afin de sauvegarder le patrimoine de Frossay. Cette idée est née de la kermesse des écoles privées par le groupe du char de l'inter-village. La coordination de l'ensemble a été faite par Nicolas Guillou, tout droit de producteur phonographique et du propriétaire de l'œuvre enregistrée réservée.

 

Ont participé à cet ouvrage :
les chanteuses et chanteurs de la chorale paroissiale
Michel Chauvin, qui en plus de la direction de la chorale, a harmonisé le chant et composé spécialement pour ce CD, les 5 petites pièces pour piano.
Gaëtan Guibouin, du studio Mission St Paul, pour la prise de son, le mastering et la composition de la jaquette.
Pierre Legrand pour les dessins de couverture
l'Union Frossetine de la Cour du Pain
l'Ogec et l'école Montfort
Image non agrandissable
l'association Yaka
Jean l'Hotelier, maire et les services municipaux
coordination de l'ensemble par Nicolas Guillou 
      
C'est nous que j'somm' les gâs d'Frossay ; la tristess' ;
J'la connaissons guère, not' vieux gros-plant vaut l'muscadet,
Celui d'Vallet celui d'Monnières.
C'est nous, c'est nous les gâs d'Frossay.


Les blés d'or jauniss' nos côteaux. Et les vign' en sont la verdure :
Pour sûr qu'i n'y en a pas d'si beaux partout la France et la
Nature ! Et Saint Hubert chassa chez nous : la légend' nous en dit
La trace... Ah ! Mes amis en doutez-vous, j'somm' de bonn' race !

 

On dit qu' c'est par peur des Normands
Qu'on percha Frossay sur une côte...
Si qu'y r'vienn', faudra pas longtemps :
L'canon d'la place leur f'ra les côtes !
En attendant..., c'est ben certain
Quell' vue sur l'eau, sur la campagne !
Ah' sans l'sillon, je verrions bien
Tout' la Bretagne !!!

 

      Le train, c'est vrai, pass' loin du bourg ;
      Car ça nous gâche un paysage !
      Mais j'avons des autos, chaq' jour :
      Ca suit les rout', c'est ben plus sage !...
      Et nos rout' sont très bell', l'été ;
      L'hiver, ça n'est pas la mêm' chose...
      Mais, que v'lé-vous ? La variété,
      Rien n'est plus rose !

 

Chez nous, on chant', soir comm' matin :
Le ciel est beau, la vie est douce...
Tout'fois les vieux, satré âtin,
Pour leurs vign' redou' la lun' rousse...
On travaille dur, mais ça rend bien :
On sait que d'puis not' premier père
Sans peine on n'a, mais rien de rien !
C'est ça, la terre !...

 

      Chez nous, encore, y'a des moulins ;
      Ca tourn' pas mais ça moud quand même :
      Allez voir sur la butt' des Pins...
      C'est un peu cher... Plaisir suprême !
      Enfin, tout est beau, tout est grand :
      Tant qu'Frossay s'ra ben, ça s'ra d'même :
      Côteaux, Loire, et les habitants !
      Frossay, je t'aime.

 

Tenez, y'a ben des chos' encor' :
Not' vieux clocher branl' quand ça sonne...
On dit qu' c'est pass' qu'y n'est point fort :
Non ; y s'émeut de c' qu'il entonne !
C'est qu'il est sensibl' not' clocher :
Envoyer des not' sur les terres !...
Et faut voir comm' y fait marcher
Les r'tardataires !

 

      L'Bon Dieu trouv' sa plac' dans not' cœur...
      Quand l'soleil tap', qu'y faut d'la pluie,
      Grâce à not' curé bâtisseur,
      J'allons, pour prier, à la Fuie :
      Et dam', toujours, j'sommes exaucés !
      Ah ! sur d'aut' sols, pas d'fleurs pareilles :
      En fait d'calvair', j'somm' bien chaussé ;
      Et quell' merveilles !

 

Et j'nous y connaissons au vol ;
Nos corps, comm' nos âm' ont des ailes :
J'somm' du pays de Maneyrol
Et pour sœurs, j'ons les hirondelles !
J'chassons les bich', les sangliers,
Y'en a quequ'lois, quell' drôl' d'histoire !
Et quand j'voudrais prendre un bain d'pieds
J'avons la Loire !

 

      Et pis, chez nous, j'avons un pont :
      Quel joli pont ! Quell' belle affaire !
      Y n'est pas long ! Mais j'somm' ben bons :
      S'y faut atendre eh ben ! faut l'faire !
      Les hébreux passaient à pieds secs :
      Chez nous, de même ; ah vive la science !
      Nous si ça craqu', je plong'rons le bec...
      Là ! Quell' malchance !

 

Y'a ben encore l'U.P.P.R.
Personn' ne sait c'que ça veut dire ;
Mais c'est d'not' siècl' et ç'a grand air...
Voyons, si j'essayions d'traduire :
L'Union des P-Pères Régionaux...
Et pis ça pêche, mais de guerr'lasse,
On dit qu'y sort' quequ'fois des eaux,
De viell' godasses !

 

      Sur les bords jolis d'not' Canal
      On pêche, le jour... Et à la lune !
      On pêche, mais ça n'est pas banal,
      Que d'cet'façon... qui n'en est qu'une :
      Car, à Frossay, j'somm' bons chrétiens ;
      Les fils, comm' les pèr' s'en font gloire...
      Ah ! Vivent, viv, tous les Fross'tins,
      Les gâs de la Loire !!


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